Accepter les titres-restaurant sur votre boutique en ligne
Vos clients paient en titres-restaurant au comptoir mais pas sur votre site : chaque commande refusée part ailleurs. Ce que ça implique concrètement, et comment l'ouvrir sur WooCommerce ou PrestaShop.
Vous vendez de l’alimentaire. Au comptoir, une part non négligeable de vos encaissements se fait en titres-restaurant. Et sur votre site, ce moyen de paiement n’existe pas.
Le client qui arrive avec l’intention de commander, découvre qu’il ne peut pas payer comme il en a l’habitude, et referme l’onglet. Vous ne le voyez jamais dans vos statistiques — il n’apparaît ni comme panier abandonné, ni comme visite ratée. Il apparaît chez le concurrent qui, lui, l’accepte.
Pourquoi c’est devenu un vrai sujet
Le titre-restaurant s’est dématérialisé. La carte a remplacé le carnet chez la plupart des salariés, et avec elle est venue la possibilité de payer en ligne des achats alimentaires éligibles.
Autrement dit : vos clients ont le moyen de payer sur votre site. C’est votre site qui ne sait pas le recevoir.
Pour un commerce de bouche, l’écart est net. Un salarié qui commande son déjeuner, une famille qui remplit son panier d’épicerie, un client qui réserve son pain et sa viennoiserie pour le lendemain : dans tous ces cas, le titre-restaurant est le moyen de paiement naturel, et son absence est un frein direct à la commande.
Le cas le plus évident : le click and collect
C’est là que le manque se voit le plus. En retrait en magasin, le client commande exactement ce qu’il serait venu acheter sur place. S’il aurait payé en titres-restaurant au comptoir, il s’attend à pouvoir le faire en ligne.
Lui demander de commander en ligne puis de payer autrement au retrait, c’est ajouter une friction au moment précis où le parcours devait être simplifié. Nous avons détaillé la mécanique du retrait en magasin dans cet article — le paiement en est le maillon le plus souvent négligé.
Ce que ça demande de votre côté
Trois choses, dans l’ordre.
1. Un compte accepteur. Vous en avez sans doute déjà un si vous acceptez les titres-restaurant en boutique. L’acceptation en ligne relève du même émetteur, mais ce n’est pas automatiquement inclus : c’est le premier point à vérifier, et c’est celui qui fait perdre du temps quand on le découvre en dernier.
2. Un module de paiement sur votre boutique. C’est la brique technique. Sur WooCommerce comme sur PrestaShop, il s’installe comme n’importe quelle passerelle de paiement et vient s’ajouter à la carte bancaire, sans remplacer quoi que ce soit.
3. Un catalogue cohérent. Les titres-restaurant ne règlent que des produits alimentaires éligibles. Si votre boutique mêle alimentaire et non-alimentaire, la question de ce qui est payable ainsi se pose — et elle se traite au moment de la mise en place, pas après la première commande.
Les règles d’éligibilité relèvent de l’émetteur et de la réglementation, et elles évoluent. Nous faisons le point avec vous sur votre catalogue plutôt que de vous renvoyer à une documentation.
Combien ça coûte
Le module de paiement Edenred que nous éditons est à 179 € HT, mise en service comprise. Ce n’est pas un fichier qu’on vous laisse installer seul : on vous appelle, on installe, on raccorde à votre compte Edenred, on teste une commande avec vous.
Les douze premiers mois de mises à jour sont inclus, puis 79 € HT par an pour rester compatible avec les évolutions de WooCommerce, de PrestaShop et d’Edenred. Sur WooCommerce, la mise à jour apparaît dans votre back-office comme celle de n’importe quelle extension ; sur PrestaShop, nous vous la transmettons. Sans renouvellement, votre module continue de fonctionner : il cesse simplement d’être mis à jour.
WooCommerce ou PrestaShop ?
Les deux. Le module existe pour l’une comme pour l’autre, et s’installe dans les deux cas depuis votre back-office habituel. Si votre boutique tourne sur une autre plateforme, écrivez-nous : on vous dira où en est le sujet, franchement, plutôt que de vous faire patienter.
Une remarque pour finir
Ouvrir un moyen de paiement ne crée pas de la demande, il cesse d’en refuser. C’est une nuance importante : n’attendez pas de ce module qu’il vous amène des clients. Attendez-en qu’il arrête d’en perdre — ceux qui venaient déjà, avec l’intention d’acheter, et qui repartaient à l’étape du paiement.
C’est généralement le meilleur rapport effort/résultat d’une boutique alimentaire.