Aller au contenu
← Retour au blog
Caisse enregistreuse E-commerce Tutoriel

SKU ou EAN13 : faire correspondre les articles de votre caisse et de votre boutique

La correspondance des références est l'étape qui fait réussir ou échouer une synchronisation caisse / e-commerce. SKU, EAN13, doublons, déclinaisons : ce qu'il faut préparer.

Quand une synchronisation entre une caisse et une boutique en ligne se passe mal, ce n’est presque jamais à cause du connecteur. C’est à cause des références articles. Voici pourquoi, et comment préparer les vôtres.

Le problème, en une phrase

Votre caisse contient un article « Café allongé ». Votre site contient un produit « Café allongé ». Pour vous, c’est évidemment le même. Pour un programme, ce sont deux fiches sans aucun rapport, dans deux bases de données différentes.

Le connecteur a donc besoin d’un point d’ancrage commun : une référence identique des deux côtés, qui lui permet de dire « cet article-là est ce produit-là ». Sans elle, il ne peut ni mettre à jour le bon prix, ni décrémenter le bon stock.

Ce point d’ancrage, c’est le SKU ou l’EAN13.

SKU et EAN13 : quelle différence

Le SKU (Stock Keeping Unit) est votre référence interne. Vous la choisissez librement : CAFE-ALL, BOISS-014, 12345. Elle n’a de sens que chez vous, et c’est très bien ainsi.

L’EAN13 est le code-barres à 13 chiffres imprimé sur les produits du commerce. Il est attribué par le fabricant et il est universel : le même paquet de café porte le même EAN13 partout dans le monde.

Lequel utiliser ?

  • Vous revendez des produits du commerce (épicerie, cave, librairie, prêt-à-porter de marque) : l’EAN13 est le plus fiable. Il existe déjà, il est unique, et vous le scannez sans doute déjà en caisse.
  • Vous vendez votre propre production (restauration, boulangerie, artisanat, prestations) : vos articles n’ont pas d’EAN13. Le SKU est alors la bonne réponse, à condition d’être rigoureux dans son attribution.
  • Vous avez les deux : c’est le cas le plus courant. On utilise l’EAN13 quand il existe, le SKU pour le reste.

Les quatre pièges classiques

1. Les références vides

C’est de loin le plus fréquent. Un catalogue de caisse construit au fil des années contient presque toujours des articles créés à la volée, sans référence. Ils ne peuvent pas être appariés — ils resteront invisibles sur le site tant qu’on ne leur en aura pas donné une.

2. Les doublons

Le même produit saisi deux fois sous deux libellés légèrement différents, avec deux références. En caisse ce n’est qu’un désagrément ; une fois connecté au site, cela devient deux fiches produit concurrentes et un stock réparti entre les deux. À nettoyer avant la mise en place.

3. Les références réutilisées

Un article supprimé dont la référence est reprise plus tard par un autre produit. Le connecteur, lui, ne voit qu’une référence identique — et fait le rapprochement, à tort. C’est le piège le plus difficile à diagnostiquer après coup.

4. Les déclinaisons

Un tee-shirt en trois tailles et deux couleurs, c’est six références distinctes, pas une. Si votre caisse ne gère qu’une ligne « Tee-shirt » avec un stock global, le site ne pourra pas proposer le choix de taille. C’est un sujet à trancher avant de commencer, pas pendant.

Comment préparer votre catalogue

Une demi-journée bien employée avant la mise en place vaut mieux que trois semaines de rattrapage. Dans l’ordre :

  1. Exportez la liste de vos articles de caisse avec leurs références.
  2. Repérez les références vides et attribuez-les. Une convention simple et lisible suffit : CATEGORIE-NUMERO.
  3. Cherchez les doublons en triant par libellé. Fusionnez ce qui doit l’être.
  4. Listez vos cas particuliers : vente au poids, menus, articles composés, déclinaisons. Ce sont eux qui orientent la configuration.
  5. Décidez ce qui doit être en ligne. Tout votre catalogue de caisse n’a pas vocation à être vendu sur internet — un article « Café » à 1,20 € n’a pas grand sens en livraison.

Ce dernier point surprend souvent, mais il est important : synchroniser n’oblige pas à tout publier.

Ce qui se passe pendant la mise en place

Chez ConnectMyPos, l’étape de correspondance est faite avec vous, pas à votre place et pas sans vous. On part de votre catalogue de caisse, on identifie ce qui s’apparie automatiquement, et on traite ensemble ce qui reste. C’est le moment où l’on découvre les particularités de votre activité — et où les avoir préparées fait gagner beaucoup de temps.

Une fois cette base saine, le reste est automatique : ce qui circule entre la caisse et le site ne demande plus aucune intervention.

Pour aller plus loin

Une question sur votre catalogue ? Parlez-nous de votre configuration — c’est souvent en dix minutes qu’on sait si votre cas est simple ou s’il demande une préparation.